Changer souvent de passion : comment arrêter de culpabiliser quand on est multipotentielle

15.04.2026 | Multipotentialite 🪩

J’ai encore le livret quelque part.

Pour mes 20 ans, ma tante (on a deux ans d’écart, on a grandi ensemble, c’est plus ma sœur que ma tante) m’avait préparé une surprise. Un petit livret retraçant toute ma vie et ce que je voulais faire «quand je serais grande». Mécanicienne toute petite. Archéologue. Militaire à l’adolescence. Puis médecin dans l’armée. Et en dernière page, la chute : «…finalement je ne sais pas quoi faire !»

Tout le monde a ri. Moi aussi, c’était dit avec amour et humour.

Mais quelque chose s’est installé ce soir-là. Un truc silencieux. « Tu n’es pas normale, tu te lasses toujours, tu changes toujours d’avis…« 

À l’époque, je ne connaissais pas le mot multipotentielle. Il m’a fallu des années pour le découvrir, et encore des années pour vraiment l’assumer et ne plus culpabiliser de changer souvent de passion.

Aujourd’hui je t’écris cet article pour que toi, tu n’aies pas à attendre aussi longtemps.

La liste de tout ce que j’ai «abandonné» (et dont je n’ai plus honte)

Le lycée sans le bac. La psychologie criminelle. Le coréen. Le point de croix. Le human design. Le Reiki. Le crochet. Le dessin… Des formations commencées, des projets lancés, des side projects testés.

Ce que je n’avais pas compris à l’époque, c’est que je n’abandonnais rien. J’explorais. Et qu’entre tout ça, j’avais appris une quantité de choses que des gens «focalisés» n’auraient jamais eu l’idée ou l’envie d’aller chercher.

D’où vient vraiment cette culpabilité de changer souvent de passion ?

Elle ne vient pas de toi. Elle vient de dehors.

Dès le plus jeune âge, on nous pose la question : «tu veux faire quoi dans la vie ?» ; au singulier. Une réponse. Une voie. Un métier, gardé toute sa vie, sinon c’est un échec. On nous apprend qu’explorer c’est être instable. Que changer d’avis c’est ne pas savoir ce qu’on veut. Que sortir du lot c’est être montrée du doigt.

On est matrixées pour rentrer dans des cases. Et quand on déborde (parce qu’on déborde toujours) on intériorise que c’est notre problème à nous.

Ce n’est pas ton problème. C’est le moule qui est trop petit.

Le tournant : découvrir qu’on n’est pas seule

Le mien est arrivé en deux temps.

D’abord, une prise de conscience progressive : des lectures, des bouts de phrases qui résonnaient, ce sentiment de «ah, d’autres personnes vivent ça aussi ?». Puis un jour, je suis tombée sur le TED d’Emilie Wapnick, «Why some of us don’t have one true calling». Et là, quelque chose s’est déposé.

Elle mettait des mots sur ce que je vivais depuis toujours. Les multipotentiels ne sont pas des gens qui n’ont pas trouvé leur voie : ils sont des gens qui ont plusieurs voies, et c’est une force, pas un défaut.

Ce qui m’a le plus frappée, c’est une question simple que je me suis posée après : à qui ça fait du mal que j’aie envie d’arrêter un projet ? À personne. Alors pourquoi continuer à me faire du mal pour quelque chose qui n’est pas grave ?

Ce que je me dis maintenant quand l’envie s’en va

Je ne me force plus. Je ne culpabilise plus (enfin, beaucoup moins, soyons honnêtes).

Quand je sens que l’intérêt disparaît pour quelque chose, je me dis : c’est ok. Peut-être que j’y reviendrai dans deux mois. Peut-être jamais. Mais en attendant, j’ai pris du plaisir. J’ai appris des trucs. Et ça, personne ne peut me l’enlever.

Le crochet que j’ai «terminé» ? Il est devenu Marmelade Atelier et 2 000 abonnés TikTok. Le japonais que j’apprends en ce moment le matin au petit-déjeuner ? Peut-être que dans six mois je serai passée à autre chose. Et c’est OK.

Ce n’est pas de l’instabilité. C’est mon fonctionnement.

5 permissions que je te donne aujourd’hui

1. La permission d’arrêter sans te justifier.

Tu n’as pas à expliquer à ton entourage pourquoi tu n’as plus envie. Tu n’as pas à finir ce que tu as commencé si ça ne te nourrit plus.

2. La permission de ne pas avoir «une seule voie».

Tu peux avoir plusieurs métiers, plusieurs projets, plusieurs passions… à la suite ou en même temps ! Ce n’est pas de l’instabilité, c’est ta richesse.

3. La permission de compter ce que tu as appris, pas ce que tu as «abandonné».

Chaque passion explorée t’a laissé quelque chose : une compétence, une rencontre, une façon de voir les choses. Rien n’est perdu.

4. La permission de mettre en pause sans que ce soit définitif.

Dans mon dashboard, j’ai une section «Projets en pause». Ils ne sont pas abandonnés. Ils attendent. Et parfois ils reprennent vie, parfois non. Les deux sont valides.

5. La permission d’appeler ça un super pouvoir.

Ta capacité à apprendre vite, à faire des liens entre des domaines différents, à t’adapter : c’est rare !! C’est précieux. Et c’est exactement ce dont le monde a besoin.

Tu te reconnais dans tout ça ?

Si tu viens de te dire «oh mais c’est exactement moi», j’ai créé un quiz gratuit pour identifier ton profil de multipotentielle. Parce qu’on n’est pas toutes multipotentielles de la même façon.

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